LA PROPRETÉ DU CHIOT

Comment devient-il propre ?
Après la mise bas, la lice nettoie consciencieusement les chiots et sa tanière (niche, caisse...).
Pour cette raison déjà, les sols durs et lisses sont les plus adaptés (bois).
Pendant toute la durée
du sevrage, elle fera place nette dans sa niche et aux alentours immédiats.
Dès leur première sortie, les chiots prennent contact avec un sol naturel perméable. Ils s'y
soulagent volontiers.
Et font très vite la différence entre l'intérieur, propre et net, et l'extérieur,
"fait pour". (Il apparaît donc souhaitable que les éleveurs tiennent compte de ce paramètre pour
leurs installations d'élevage. Et que les acheteurs fuient les nurseries bétonnées et carrelées).
La "première fois" est primordiale.
Nous avons là un chiot tout disposé à suivre cette règle dès le premier jour dans son nouvel
environnement. A une condition toutefois, et de taille : Après ce voyage, parfois long et toujours
un peu traumatisant, le chiot n'ose pas se soulager en plein air, sur un nouveau territoire, en
danger potentiel.
Il se videra donc avec plaisir dans la sécurité et le calme de la maison. Et si
possible sur une moquette, surface perméable... La solution de ce petit problème est évidente :
Attendre dehors jusqu'à ce que le chiot se soit vidé. Même si cela prend du temps. Même si il
pleut des seaux. A nous de prévoir. Cette phase est primordiale pour la suite. L'association
d'idées "maison, sécurité, soulagement" serait désastreuse.
Passé ce premier obstacle, il suffit
ensuite d'être attentif. Au moindre début de commencement de signe suspect, on sort le chiot.
On attend, le temps qu'il faut, on incite (pssssss), et on félicite à la première occasion. On se
couche tard et on se lève tôt. En deux ou trois nuits, la propreté est acquise.
Que faire quand le chiot s'est "oublié" ?
Il urine en notre présence ? Vite, on le porte dehors (en attendant tout le temps qu'il faut, et on
le félicite.). On lave le sol à l'eau bouillante (pas de Javel, l'odeur d'ammoniaque incite...).
Surtout, s'il vous plaît, de grâce, on ne le gronde pas au moment de l'acte, "sur le fait". C'est
dangereux pour sa santé, physique et mentale.
Mettons nous un peu à sa place :
"Chaque fois
que je soulage un besoin naturel, on me traumatise. A l'usage, je vais développer des
pathologies plus ou moins graves. Troubles de la digestion, cystites, colites,
tumeurs anales..."
Avec certains chiots, c'est plus dur ?
Pour les chiens fainéants (il y en a), on emploie la ruse. La cage est alors l'outil magique.
Enfermé la nuit dans sa "tanière", le chiot évitera de la salir. Quelques jours ou quelques
semaines de ce traitement et le tour est joué. La cage n'a rien de barbare.
Les barreaux n'ont de
connotation violente que pour nous, humains. Le chien accepte et fini immanquablement par
aimer ce lieu calme et sûr.
D'autres raisons peuvent pousser un chien à préférer la maison comme "aire de détente". Les
odeurs fortes et parlantes des adultes, sur les lieux "communs" aux chiens d'un quartier par
exemple, bloquent les chiots plutôt soumis.
Quelque soit l'obstacle, c'est toujours à nous de
faciliter l'intégration d'un chiot dans notre environnement humain. Rappelons donc que seule une
ambiance détendue peut l'aider à trouver ses marques, à régler son métabolisme... Aidé, incité,
il choisira toujours le confort.
L'adulte.
Les défauts de propreté de l'adulte sont à relier cette fois aux troubles du comportement.
Chaque cas est alors un cas particulier. Même si, pour finir, les raisons sont souvent semblables
pour tous. Des problèmes de logement, d'éducation, de dominance...
Mais ces déviances de l'adulte n'ont pas leur place dans cet article...
Cet article a été écrit pour vous par Roland Collignon.
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