Les séniors et leurs chiens
Sujet : les séniors et leurs chiens

Le chien et les personnes âgées
Arrivés à l’âge de la retraite, nos aînés
auraient- dit-on- plus de temps libre que durant leur vie professionnelle
passée.
Dynamiques et actifs, certains humains multiplient les activités, quand
d’autres apprécient le silence et la détente. Leurs animaux de compagnie
suivent donc la multiplication ou la rareté des variations de leur
environnement, au gré des envies de leurs propriétaires, et ce, avec plus ou
moins d’aisance. Quoi qu’il en soit, au quotidien, la présence du chien
impliquera un minimum de promenades, d’attention, de nourriture et de soins.
Nouveaux repères
Pour les chiens des jeunes retraités, le changement de rythme de vie est
moins rude que s’il s’agit d’une personne qui est brutalement privée
d’autonomie : se voir consacrer plus de temps met rarement les chiens en
inconfort, alors qu’une rupture soudaine dans leurs habitudes peut être mal
vécue.
Leur adaptation n’est pas toujours facile, et plus ils sont âgés ou fragiles
émotionnellement, ou ancrés dans leurs habitudes, plus nos animaux peuvent
avoir des difficultés à s’ajuster.
Il peut alors s’ensuivre des perturbations pour eux, au niveau mental,
biologique et comportemental, et des déceptions pour les propriétaires qui
n’avaient pas non plus vu arriver les évènements.
Désillusions potentielles
Parfois les comportements de leurs chiens déroutent nos ainés, alors qu’ils
avaient l’habitude d’en avoir, depuis toujours. Oui mais voilà, ce qui était
aisé à 30 ans, l’est moins à 60.
Quand le terrier remuant amusait par le passé, il devient une charge
aujourd’hui, car on n’est plus forcément en mesure de lui proposer les mêmes
activités que ses prédécesseurs des années auparavant.
Il arrive aussi que leurs priorités changent : éloignés des contraintes
liées au travail, les retraités souhaiteraient voyager, s’instruire,
consacrer plus de temps aux loisirs, et le chien ne peut pas toujours les
suivre.
Il y a aussi les petits enfants, qu’il doit tolérer coute que coute, alors
qu’il est parfois l’objet d’attentions mal canalisées. Que de difficultés
pour lui aussi !
Heureusement la relation homme-chien peut être harmonieuse et satisfaisante
pour les deux parties : la présence bienveillante, toujours enthousiaste et
sans aucun jugement des chiens, remplit de joie les personnes souffrant
parfois de solitude… comme celles qui sont très entourées.
textes de la
comportementaliste Laurence Bruder-Sergent.
Auteur des livres "mon
chien c'est quelqu'un de bien", "la
cause des chiens" et "j'éduque
mon chien moi-même"
www.comportement-canin.com
www.formationcomportementaliste.com
Photos issus de la
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Photos de Frenchtoutou